Depuis le vendredi 27 novembre 2020 et au moment où nous publions ce communiqué, il y a un vaste complot ourdi contre la (DMK) dans le but de décapiter ce mouvement qui de façon constante revendique la victoire que le peuple Togolais s’est donné à travers le candidat de la DMK, Dr Gabriel Agbéyomé KODJO lors de l’élection présidentielle du 22 février 2020, réalisant ainsi l’alternance tant attendue au sommet de l’Etat.

En effet, le vendredi 27 novembre 2020, une délégation de la DMK composée de 4 membres a été reçue à sa demande par le Groupe des Ambassadeurs des États-Unis d’Amérique, de la France, de l’Allemagne, de l’Union Européenne et de la Coordination des Agences du Système des Nations Unies au Togo, communément appelé Groupe des Cinq (G5), aux fins d’attirer son attention sur deux crises majeures qui secouent notre pays, d’abord la violation récurrente du droit constitutionnel de manifester depuis la crise postélectorale née de la confiscation sur fonds de violence de l’alternance advenue le 22 Février 2020, et celle liée à la situation socioéconomique du pays.

Sur le chemin de retour, M. Gérard DJOSSOU, Chargé des questions sociales et des droits de l’Homme au sein de la DMK, membre de la délégation ayant pris part à cette rencontre, a été enlevé par des individus en civil appuyés par un agent en tenue militaire au niveau des feux tricolores au carrefour de Sunu Bank (ancienne Banque populaire).

M. Gérard DJOSSOU a été molesté par ses agresseurs qui ont pris le contrôle de sa voiture le conduisant à une destination inconnue.

Plus tard, on apprendra qu’il se trouve entre les mains des agents du SCRIC qui l’ont ramené à son domicile pour une perquisition.

C’est ainsi que Mme Brigitte ADJAMAGBO-JOHNSON, la Coordinatrice générale de la DMK a entrepris dans la journée de samedi 28 novembre 2020 des démarches pour lui rendre visite au SCRIC en fin de matinée. Elle ne fut pas autorisée. Plus tard dans l’après-midi, Mme Brigitte ADJAMAGBO-JOHNSON fut rappelée par le SCRIC pour rencontrer notre collègue, c’est en répondant à cet appel qu’elle fut mise aux arrêts.

Elle fut ramenée à son domicile accompagnée d’une dizaine de gendarmes pour une perquisition en présence de son époux. Après cette opération, Mme Brigitte ADJAMAGBO-JOHNSON fut ramenée au SCRIC où elle est gardée jusqu’à présent.

Au journal télévisé de 20h du samedi 28 novembre 2020, notre surprise a été grande d’apprendre selon un communiqué du Procureur de la République que Mme Brigitte ADJAMAGBO-JOHNSON et M. Gérard DJOSSOU disposeraient selon l’enquête préliminaire d’un projet d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État comme le révèleraient des documents saisis au cours des perquisition en leurs domiciles.

La Conférence des Présidents de la DMK s’insurge contre cette manœuvre qui n’a d’autre but que de décapiter le mouvement et condamne vigoureusement ces pratiques qui relèvent de l’intimidation et du harcèlement judiciaire.

Ce mode opératoire est bien connu et la DMK en a déjà été victime et dont la finalité est d’imposer le silence, et la fin des revendications.

La DMK exige la libération immédiate et sans conditions de ses deux responsables et rendra le Chef de l’Etat Faure GNASSINGBE personnellement responsable de tout ce qui pourrait arriver à ces deux responsables accablés injustement.

La DMK déclare qu’elle n’a jamais envisagé une initiative imaginaire d’atteinte à la sûreté de l’État.

Elle conduit un combat pacifique pour la récupération de sa victoire du 22 février 2020 confisquée par le régime en place qui use de tous les moyens pour taire toute velléité contestataire.

En conséquence, la DMK demande au procureur de la République d’arrêter cette procédure qui décrédibilise l’institution judiciaire togolaise au sein de la communauté internationale et dénote sa servilité au pouvoir exécutif.

La DMK demande au peuple de rester debout et mobilisé afin de ne céder à aucune intimidation afin de poursuivre ensemble le combat pour la vérité des urnes, la justice et le respect des droits fondamentaux du citoyen. La Victoire du peuple du 22 Février 2020 est un acquis non négociable.

Lorsque la dénonciation d’un crime s’apparente à un acte criminel alors la Gouvernance relève du CRIME.

TOGO DEBOUT, LUTTONS SANS DEFAILLANCE !!!
Fait à Lomé le 29 février 2020
La Conférence des Présidents de la DMK.

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