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TOGO:
LE PRESIDENT EYADEMA COUPABLE
DE BLANCHIMENT ET DE CRIMES
ORGANISES
Eloi
Koussawo
De
source digne de foi, le MO5 détient une série de
dossiers mafieux du dictateur Eyadema.
A
l’heure où nous commémorons dans la douleur le
10e anniversaire de l’assassinat du
camarade Tavio Amorin, il serait injuste de ne pas
les soumettre à nos compatriotes. C’est donc
fort d’un faisceau de preuves dont
dispose le MO5 que nous vous
livrons tout d’abord cette information :
« Alors
que les
travailleurs togolais sont privés de leurs
salaires et que l’immense majorité de la
population se débat désespérément dans une misère
indescriptible, le magasine américain Forbes qui
classe les grandes fortunes mondiales vient d’évaluer
la fortune
de Eyadema à 4.5 Milliards de dollars US, soit 3
150 000 000 000 (Trois mille cent cinquante
milliards) de francs CFA.
Cette somme est mise sur des comptes numérotés,
planqués dans des paradis fiscaux sous divers
noms pour éviter leur gèle en cas de sanctions
contre le régime.
Des enquêtes sont faites aujourd’hui par
des détectives financiers pour aider à dénicher
tous les comptes grâce au système de contrôle
bancaire mondial «Trackfin ».
Constatez
au passage qu’à lui tout seul il peut payer en
rapatriant sa fortune tous les arriérés de
salaires, le reversement des retraites et pensions
puis de surcroît éponger la dette intérieure
afin de relancer l’économie nationale.
Maurice
Assor a été l’artisan de l’organisation de
la fortune d’Eyadema. Une moyenne de 100
milliards par an était versé au Président par
ce dernier. Des
bateaux entiers de phosphates quittaient l’OTP
sans être déclaré et n’avaient pour seul
objectif que d’alimenter les comptes suisses du
Général. L’OPAT est venu ensuite compléter le
tableau des sources d’approvisionnement de la
fortune. Le
système d’écumage s’est ensuite généralisé
à toutes les sociétés d’Etat génératrices
de revenues substantielles.
Cette
fortune est actuellement sous le contrôle de son
fils bien-aimé Faure Gnassingbé, député à
l’Assemblée Nationale et conseiller économique
du Président, membre du Conseil
d’Administration des Grands Moulins, membre du
Conseil d’Administration d’IFG (nouvelle OTP),
membre de la commission des privatisations,
et dont la fortune personnelle est estimée
à $900 Millions soit 630 Milliards de francs CFA
faisant de lui le plus riche des enfants et
certainement du Togo après son Père malgré ses
faux airs d’homme modeste.
Des
trafics de tous genres viennent compléter ce
tableau déjà sombre de malversations. Le grand
banditisme a pris une place prépondérante au plus haut sommet de l’Etat.
Trafic de diamants angolais et libérien,
trafic de drogue couvert par des personnalités du
régime, blanchiment à très grande échelle par
le biais de la Lonato et des machines à sous
Lydia Ludic.
Une question s’impose.
Comment peut-on de près ou de loin être mêlé
à tous ces trafics et chercher à mener
efficacement une lutte contre la corruption dans
notre pays.
Mobutu,
dans sa fuite a eu le malheur de s’arrêter à
Lomé. D’après
la fille de ce dernier, plusieurs cantines
contenant des dollars ($10Million)
soit 7 milliards
de francs CFA et des pierres précieuses
ont été confisqués par l’hôte qui s’était
gracieusement proposé d’accueillir la famille
du dictateur en fuite.
Sans scrupule et avide d’argent le président
Eyadema bloqua le fruit des derniers larcins de
son ami. Dieu
combattant l’injustice, ne permit pas au Président
togolais de bénéficier de cette escroquerie.
En
effet, les dollars estampés «république du Zaïre»
furent confiés à Looky qui en tant que banquier
avait pour mission de recycler cette somme dans le
système financier mondial.
Il prit l’avion présidentiel et se
rendit à Dubaï pour faire le dépôt
en espèce de tout le magot.
La CIA ayant été informé de cette
imposture, fit saisir l’intégralité de
l’argent et l’avion. Il a fallu
l’intervention du Roi du Maroc pour que
l’avion présidentiel soit relâché par les
autorités de Dubaï mais rien n’en fit pour
l’argent qui fut rendu à la Federal Reserve
americaine. Bien
mal acquis….
Enfin,
ces dernières
années on assiste dans les pays occidentaux à un
engagement des hommes politiques à déclarer leur
fortune au début et à la fin de leur mandat.
Il serait intéressant qu’Eyadema se prête
à cet exercice puisque son mandat touche à sa
fin. Lui qui n’était qu’un simple soldat, donc «rien lui
aussi », devra forcement s’expliquer sur
l’origine de la fortune colossale qu’il a
amassée tout au long de quarante ans de pouvoir. »
"Ad majorem dei gloriam"
Bruxelles,
le 25 juillet 2002.
Pour le MO5, Eloi
Koussawo
Coordinateur Général
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