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Lomé, le 05 août 2008 -
Les inondations dues aux pluies diluviennes ont fait
d’importants dégâts. Hormis les conséquences économiques très énormes
enregistrées çà et là, ces inondations ont sorti plusieurs populations de
leurs habitations. Des maisons sont actuellement sous les eaux.
Plusieurs centres d’accueil sont créés pour recevoir les sinistrés
dépourvus de tous leurs biens emportés par l’eau. Dans ces centres,
ils bénéficient de l’assistance sociale du ministère de l’action
sociale, de la protection des enfants et des personnes âgées assisté par
la croix rouge,
des associations et parfois des partis politiques
qui ont rendu visite
aux
zones sinistrées et
aux centres d’accueil pour
apporter des dons en nature, en espèce et du réconfort moral.
Au centre d’accueil de Kélégougan, le spectre est désolant. Des
femmes, enfants et hommes sont entassés dans les classes d’école.
Sur les nattes, la nuit, ils se couchent pêle-mêle. Dès le matin
les femmes, à la cuisine, des cuisines improvisées à ciel ouvert,
apprêtent le petit déjeuner pour leurs enfants et maris qui sont
cloués depuis une semaine dans ces centres clos.
Le petit déjeuner est constitué de la bouillie de maïs et du riz.
Tantôt,
à
l’autre bout de la cour de l’école on voit un groupe de
jeunes enfants visiblement joyeux qui jouent. Ils ont oublié pour un
instant leur calvaire quotidien surtout quand la nuit s’approche.
A côté, un groupe d’enfants se régalent de leur bouillie. Un peu plus
loin une vieille littéralement affectée, ne peut même pas se tenir
debout, elle est aidée par les autres sinistrés. Cette vieille est
venue au centre il y’a trois jours, mais elle n’a pas bénéficié
de soins médicaux malgré ses malaises.
Elle
a été repéchée
de
chez elle dans le quartier d’Adjougba où elle
gisait dans l’eau. Elle s’est contentée d’un produit généralement vendu
par les femmes au bord des rues. Ce produit s’appelle « djimablè » dans
le jargon local.
Une autre femme, celle-ci est jeune, elle souffre des maux de ventre, de
tête et d’autres malaises. « Elle a vomi plusieurs fois » nous a
confié un autre sinistré qui l’accompagnait. Un homme d’une quarantaine
d’années nous déclare qu’il cherche à rencontrer le docteur de
l’assistance sociale; « j’ai mal aux côtes après plusieurs actions de
sauvetage que j’ai menées » pour repécher les voisins.
Au centre de Kélégougan, aux premiers jours de la catastrophe il y
avait
2632 victimes réparties dans 8 salles. Aujourd’hui le nombre diminue
car dans certaines maisons, l’eau a tari déjà. Mais l’autre problème,
c’est que ces maisons vidées commencent par recevoir des pilleurs.
A Togblékopé, les sinistrés sont hébergés dans un hôtel. Ils ont reçu la
visite d’une délégation du RPT qui a fait des dons en nature. « L’UFC
aurait
elle
aussi donné également quelque chose.
Ce n’est pas à notre niveau. Il
parfait que c’est les autorités locales
qui auraient reçu cette contribution », nous a déclaré Mme AHARRH
GNAMA Alonime, directrice régionale de l’agence nationale de solidarité
Au total, 6 centres sont créés pour accueillir les sinistrés. Il s’agit
des centres de Baguida, d’Adakpamé, d’Atiégou de Toglékopé, de Kélégougan
et d’Adamavo. |