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Voilà quelques
extraits que nous avons tirés de l'interview que Gilchrist Olympio a accordé à
un confrère au terme du congrès de son parti les 18 et 19 juillet
2008. L'analyse
des propos ci-dessus en dit long sur l'homme. Un homme imbu de lui-même,
arrogant et méprisant à l'égard des autres. Lorsque Gilchrist Olympio s'exprime,
il oublie sans doute qu'on est plus dans les années 60 du règne des métis et des
Ablodé Sodja qui brûlaient tout sur leur passage. Le Togo a fait ses mutations
et les groupes ethniques avec. Celles-ci se valent et c'est ce que Gilchrist et
son clan refusent d’accepter.
Lorsqu'on parle du tribalisme dans le pays, Gilchrist et ses partisans se
pressent de doigter feu Eyadema et le RPT en oubliant que c'est leur refus
d'accepter les autres groupes ethniques qui est la cause des problèmes que vit
le Togo.
S'agissant des Evala, Gilchrist Olympio ne cache même pas son aversion envers ce
groupe ethnique. Il dit n'avoir jamais mis pieds là-bas (sous entendu lui métis
de bon teint ne mettra jamais pied aux Evala). Que Gilchrist Olympio mette pied
ou non aux Evala n'intéresse aucun Kabyè.
Mais
là où le bât blesse, c'est quand Gilchrist Olympio s'autorise d'interdire aux
autres d'assister aux Evala. " Comme Me AGBOYIBO a été premier ministre, j'ai
cru peut-être naïvement qu'il devait être aussi aux Evala.” Voilà ce que
Gilchrist dit de l’éventuelle participation de Me Agboyibo aux Evala. C’est sans
doute pour éviter ce genre de raillerie que Me Agboyibo n’était pas aux Evala.
Si tel est le cas, il a eu tort car les Evala et les autres traditions du pays
appartiennent au patrimoine culturel commun. C'est dommage que le confrère n'a
rien trouvé à lui poser comme question. Gilchrist Olympio poserait-il la même
question à Me AGBOYIBO si c'était la fête Yêkê-Yêkê ? Aux yeux de Gilchrist
Olympio, Yêkê-Yêkê, Ayizan et autres traditions du Sud sont bonnes. Mais les
Evala appartiennent aux sous-hommes du Nord. Ce qu'ils appellent dans leur Mina
les " GBEMETO ". Nous ne sommes pas loin des propos haineux de Patrick LAWSON
lors de la présidentielle de
2005. A
chaque fois, on provoque, on insulte et on méprise toujours les Kabyè. Il est
temps de cesser de jouer avec le feu. La démocratie c'est avant tout le respect
des autres. Vouloir toujours prendre les autres pour des sauvages c'est jouer
avec le feu.
L'apaisement voulu par les nouvelles autorités a permis aux Togolais de vivre
sans heurt. Ce climat d'apaisement doit être maintenu. Mais si Gilchrist Olympio
veut qu'on lui rappelle les vieux souvenirs, nous lui rappelons cet
avertissement du Professeur Kogoé au plus fort de notre pays en crise en 1991 :
" L'esprit grégaire de l'ethnie ciblée ne se laissera pas faire.” A bon
entendeur, salut !
Kao Victoire
Imminence d'un
remaniement gouvernemental : A quoi servent donc les remaniements ministériels
au Togo ?
Face à
l'incapacité du gouvernement actuel à impulser le changement attendu, on parle
de plus en plus d'un remaniement gouvernemental imminent. Si la rumeur se révèle
fondée, ce sera encore pour les confrères une occasion de se perdent dans des
analyses et en conjecture pour applaudir l'entrée de tel au gouvernement ou
saluer le départ de tel autre. C'est depuis belle lurette que ceux qui nous
gouvernent se livrent à cet exercice sans qu'on ne voie le bout du tunnel. Que
ce soit à l'ère dite démocratique, sous le parti unique ou sous le renouveau
Faure, aucun remaniement n'a véritablement abordé les problèmes auxquels la
nation est confrontée depuis son accession à l'indépendance. L'espoir suscité
par un remaniement ministériel s'estompe et la monotonie reprend ses droits. Le
prochain remaniement s'il intervient sera accueilli avec tant d'anxiété et
d'espérance comme si celui-ci sera différent des autres.
Que de
promesses non tenues
Que faut-il
encore attendre de Faure et de ses équipes gouvernementales ? L'homme jeune
avait suscité des espoirs. Mais trois ans après, que d'espoirs déçus, que de
rendez-vous manqués, de désillusions, de pauvreté et de misère. Il est inutile
de placer un quelconque espoir dans un remaniement. Ce ne sera rien d'autre que
le mode de reproduction par cooptation qui va générer encore un régime vicié
avec toutes les tares et incapable de provoquer le changement et de booster le
développement attendu. Dans ces conditions tout remaniement devient dans notre
pays un fait banal et sans intérêt. Les Togolais ne s'y trompent plus.
La fonction
ministérielle bien que procurant des avantages et privilèges énormes perd de son
prestige auprès de l'opinion nationale. Par contre, les nouveaux ministres se
distingueront comme leurs prédécesseurs par leur extravagance dispendieuse et
leurs parades bruyantes dans les grosses cylindrées. Au lieu de servir le
peuple, ils deviennent eux aussi les ennemis du peuple.
Nommer un
ministre et le relever devient aussi un divertissement pour un président qui
s'ennuie. Et notre jeune président a toutes les raisons de s'ennuyer et même de
s'interroger quand la commission ad hoc qu'il vient de mettre en place pour voir
clair dans la construction de nos routes risque de provoquer l'effet boomerang.
Quelle est
donc l'utilité d'un ministre ?
Ce n'est pas une
boutade car la question mérite d'être posée car chez nous, il n'existe pas un
profil clair du poste ministériel. N'importe qui peut devenir du jour au
lendemain ministre ou se trouver dans la cour du roi par simple bonne humeur du
prince. Sinon comment comprendre que des ministres qui se sont faits remarquer
aussi négativement soient reconduits dans le gouvernement Mally ? Nous avons
aussi vu des gens sortis de nulle part, qui ont mordu la poussière aux
législatives passées être récompensés par des départements stratégiques. Comment
ne pas s'interroger quand on voit que rien ne marche dans le pays ? Voyez ce qui
se passe sur les rues de Lomé. Des trous géants partout. Ce qui fâche, ce sont
ces quidams des brouettes pleines de latérite fermant les trous qui
réapparaissent à la première pluie. Ces entreprises qui font ces travaux bâclés
sont payées à des millions. Elles trouvent le malin plaisir de se moquer des
Loméens et personne ne lève le petit doigt. Dans quelle République sommes nous ?
A suivre.
Kao Victoire
Pour avoir été
partisane dans la crise togolaise La FIDH out
Qui du
gouvernement togolais ou de
la Fédération
Internationale
des Droits de l'Homme (FIDH) organise les consultations nationales en cours chez
nous ? Avant tout, il faudrait rappeler à la FIDH - et aussi aux autres fameuses
organisations de défense des droits de l'homme - que
la Commission
Vérité,
Justice et Réconciliation est une affaire purement togolo-togolaise et par
conséquent leur présence à ces consultations serait quelque peu opportuniste.
Alors
que pour ces consultations, l'on n'est pour le moment qu'à la phrase
préparatoire et que les Togolais eux-mêmes bien que concernés, ignorent
jusqu'ici la couleur que prendront ces consultations, l'on est surpris de voir
la FIDH
se précipiter tout récemment chez nous pour s'inviter à ce dialogue national qui
ne la concerne pas. Faisant fi de la souveraineté nationale, elle s’interpose en
donneuse de leçon feignant ignorer sa part de responsabilité dans la crise
togolaise pour avoir soutenu une partie en crise contre l’autre.
La FIDH,
déclare Mme Souhayr Belhassen, celle qui pilote actuellement cette organisation
œuvre pour l'éradication de l'impunité. " Fort bien. Mais seulement cette femme
convaincrait mieux si elle condamnait la politique étrangère américaine
meurtrière en Irak où les Yankees passent le temps à terroriser impunément les
pauvres Irakiens. Depuis leurs interventions en Irak on en compte plus de cent
mille morts ; plus d'un Irakien sur huit vit en exil politique à l'étranger.
La FIDH
n'a non plus condamné les tortures pratiquées par les mêmes Américains sur les
prisonniers afghans et irakiens à la base de Guantanamo pourtant dénoncées à
travers le monde. Que dire des massacres des Palestiniens par les Israéliens ?
Pourquoi un tel silence ? Parce que ce sont les Anglo-Saxons qui financent ces
fameuses organisations. C'est au Togo que les membres de
la FIDH
viennent en terre conquise. "
La FIDH,
ajoute Mme Belhassen, s'intéresse au plus haut point aux consultations
nationales en cours dans le pays ". Son abstention dans nos affaires est
vivement souhaitée. Mme Belhassen prétend avoir été invitée par
la Ligue
Togolaise
des Droits de l'Homme (LTDH). Cette fameuse Ligue ne représente personne au
Togo. Elle s'est toujours comportée comme un parti politique et s'est souvent
accoquinée avec les partis radicaux. Seules les prétendues victimes de
l'opposition avaient ses faveurs quand bien même c'étaient des provocateurs de
tous bords. Les autres victimes parce que n'étant pas de l'opposition
“ufécéenne” sont des laissés-pour-compte. La LTDH
est dans une certaine mesure responsable de l'aggravation de la division
Nord-Sud du pays car elle a toujours fermé les yeux sur les Nordistes victimisés
mais s'agite énormément lorsque les victimes sont du Sud. Dans ce cas, quelle
foi accordée à cette Ligue Togolaise dont les membres sont pour la plupart du
Sud et militent dans des partis de leurs frères.
Quant
à la FIDH,
si la honte tuait, elle ne devrait plus mettre pied au Togo. Et pour cause !
Elle a été responsable de manipulations et de désinformations dont le Togo avait
été entre temps victime. Elle jouait alors le rôle de l'opposition radicale
togolaise.
Jacques Tom
Rupture du pont d'Amakpapé :
Un coup de grâce pour les populations togolaises
Le
Togo est coupé en deux depuis le dimanche dernier suite à la rupture du pont sur
le fleuve Haho à Amakpapé à environ
17 km
au sud de Notsè sur
la Nationale
n° 1, principale voie terrestre d'accès à l'intérieur du pays. Cette
catastrophe est survenue à la suite des pluies diluviennes qui se sont abattues
sur le pays ces derniers temps.
Le
Premier ministre Komlan Mally, accompagné du ministre d'Etat chargé de
l'Administration Territoriale, Pascal Bodjona, et du ministre de
la Sécurité,
le colonel Atcha Titikpina, se sont rendus d'urgence sur les lieux pour
constater de ses propres yeux les dégâts. Le spectacle est désolant : les eaux
dans leur furie ont tout simplement balayé le pont, obligeant les usagers de la
route à rebrousser chemin. Fait symbolique de la coupure du pays en deux : le
Premier ministre et ses collaborateurs d'un côté, puis le préfet et les siens de
l'autre, séparés par les eaux, n'ont pu se serrer les mains ; ils se sont tout
simplement contentés de se lancer des messages à partir des deux rives du
fleuve. Prises de court par cette catastrophe, les autorités appellent les
populations à une plus grande vigilance, à la prudence et au respect des
consignes de déviations en attendant qu'une solution soit trouvée. Dans la
foulée, une cellule de crise dirigée par le Premier ministre a été mise en place
et a tenu sa première réunion lundi en vue d'engager des actions d'urgence pour
une sortie rapide de crise. De son côté, le conseil des ministres s’est penché
sur le problème et a arrêté des solutions palliatives immédiates. Celles-ci
concernent :
- l’aménagement
d’une route de déviation d’une longueur de
3,5 Km passant
par le pont Haho,
-le renforcement
par platelage solide du passage sur les rails pour avoir une largeur minimale
circulable de
3,5 m,
-la vérification
de la praticabilité des ouvrages sur le tronçon Notsè-Agou long de
56 Km afin
d’autoriser la déviation sur ce itinéraire,
- des mesures
pour empêcher les véhicules hors gabarit d’emprunter cette déviation.
Depuis
dimanche midi la liaison entre Lomé et l'intérieur du pays se fait en
contournant par Kpalimé pour rejoindre Atakpamé et vice versa
La
destruction du pont d'Amakpapé constitue un grand sinistre qui vient donner un
coup de grâce à l'économie nationale et aux Togolais déjà en proie au problème
de la vie chère, à l'augmentation des prix du ciment et à la crise énergétique.
En
effet, la nationale n°1 constitue la principale voie d'accès par laquelle se
font les échanges entre les différentes régions du pays, mais aussi l'unique
voie nationale par laquelle les pays de l'hinterland utilisant le Port de Lomé
font leurs transactions. Avec le contournement de Kpalimé et l'état actuel de
cette voie, le trafic de gros porteurs sera encore plus difficile voire
impossible. Ce qui risque de pousser les pays de l'hinterland à préférer
d'autres Ports de la sous région au Port Autonome de Lomé avec ce que cela
comporte comme pertes de recettes. La concurrence s'annonce très rude.
La Côte
d'Ivoire par exemple vient de signer des accords pour renforcer les capacités de
son port. Les autorités togolaises doivent donc mettre des bouchées doubles pour
éviter que le Port de Lomé, un des poumons de l'économie nationale, ne soit
purement et simplement éclipsé par cette rude concurrence.
Au
plan interne, les coûts engendrés par le contournement seront répercutés sur les
marchandises et sur les tarifs de transport pour des populations au pouvoir
d'achat inexistant. D'ores et déjà, les tarifs de transport en commun sont
révisés à la hausse pour l'intérieur du pays. Depuis lundi, ces tarifs sont
passés de
2 300 f à 3000 f
au moins pour Lomé- Atakpamé, de
4800 f
à 6 500 f
pour Lomé-Sokodé, de 5300 f
à 8000 f
pour Lomé-Kara et de 8500 f
à 10 000
f pour Lomé-Cinkassé. Par ailleurs, un autre problème est la voie de
contournement elle-même. La route Lomé-Kpalimé-Atakpamé n'était pas faite pour
supporter le trafic auquel on veut la soumettre aujourd'hui. Il faut s'attendre
donc à une détérioration accélérée de cette voie, mais aussi à la multiplication
des accidents. Pire encore, on n'est pas à l'abri de la rupture d'autres ponts
qui n'étaient pas conçus pour supporter au-delà d'un certain poids. La
catastrophe d'Amakpapé vient illustrer une fois encore la mauvaise gestion qui
est faite de notre secteur routier, après tant d'autres cas tels que ceux de la
route de Tchamba et des travaux de réfection dans le mont Alédjo, de Kpendjal.
On se rappelle que face à l'ampleur prise par cet épineux problème, le chef de
l'Etat avait créé récemment un comité ad hoc chargé de vérifier la gestion du
secteur des routes à travers le pays et en établir les responsabilités. Mais à
voir l'ambiance délétère qui règne en son sein et la nouvelle catastrophe qui
vient d'être enregistrée, ce comité a du pain sur la planche.
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Darius
Monseigneur Jacques
Danka Longa ordonné Evêque Coadjuteur de Kara
Mgr Ignace
SAMBAR-TALKENA, Evêque de Kara a désormais un assistant. Il s'agit de Mgr
Jacques Danka LONGA dont l'ordination a eu lieu le 26 Juillet dernier à
la Cathédrale St
Pierre et Paul de KARA en présence du Chef de l'Etat Faure E. GNASSINGBNE, le
Premier Ministre Komla Mally et de nombreuses autres autorités politiques,
civiles, militaires et religieuses. C'est à peine si le grand et imposant
immeuble de la cathédrale de Kara et ses aires périphériques ont pu contenir la
fourmilière de croyants qui ont pris d'assaut le lieu de l'ordination. Tout ce
monde avait à sa tête comme principaux officiants de la grande messe qui a été
dite pour la circonstance, Mgr Michael August BLUME, Nonce Apostolique au Bénin
et au Togo (consécrateur principal), Mgr Dénis AMUZU-DZAKPA, Archevêque
Métropolitain de Lomé (premier co-consécrateur) et Mgr Ambroise Komtamba DJOLIBA,
Evêque de Sokodé (deuxième co-consécrateur).
Après la
procession d'entrée, l'entiène d'ouverture et la salutation du co-consécrateur
principal, l'honneur est revenu à Mgr Ignace SAMBAR-TALKENA d'accueillir
l'assistance présente à cette cérémonie.
La salutation de
l'Evêque de Kara a été suivie de la présentation de l'ordinand, Mgr Jacques
Danka LONGA au consécrateur principal. L'ouverture de la célébration va faire
ensuite place à la célébration proprement dite qui s'est déroulée en quatre
phases à savoir : la liturgie de la parole, l'ordination, l'imposition des mains
et prière d'ordination, et la liturgie eucharistique. La liturgie de la parole
composée de la lecture de trois textes bibliques, a mis l'accent sur l'appel à
servir l'Eternel et la nécessité de le faire dans l'amour du prochain. La
première lecture basée sur le chapitre I versets 4-9 du livre de Jérémie évoque
ce qui suit : " avant même de te former dans le sein de ta mère, je te
connaissais ; avant que tu ne viennes au jour, je t'ai consacré ; je fais de toi
un prophète pour les peuples. " La deuxième lecture de II Corinthiens 4, 1-2.
5-7 poursuit en ces termes " …Mais ce trésor, nous, les Apôtres, le portons en
nous comme dans des poteries sans valeur ; ainsi, on voit bien que cette
puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu. " Mgr Jacques Danka
LONGA se reconnaît à travers ces paroles bibliques. Il a été appelé pour servir
le peuple de Dieu. En enfant docile et soumis, il n'y a pas trouvé
d'inconvénient et n'est pas passé par mille chemins pour remplir sa nouvelle
mission d'Evêque.
Après la
liturgie de la parole, le rituel de l'ordination a pris le relais ; cérémonie au
cours de laquelle le nouvel Evêque a officiellement accepté sa charge au service
de Dieu et s'est engagé à la remplir jusqu'à sa mort.
A la fin de
cette messe d'ordination qui a duré plus de trois heures d'horloge, le nouvel
Evêque a pris la parole pour exprimer sa vive reconnaissance à toute la
communauté chrétienne pour son immense contribution à la réussite de la
manifestation. Pour ce faire, il a fait appel à son talent de polyglotte en
intervenant dans une multitude de langues locales à travers lesquelles la
communauté chrétienne issue des différents points du pays s'est retrouvée
aisément. Il a manifesté sa gratitude au Chef de l'Etat pour son ouverture aux
activités de l'Eglise et pour sa contribution à la réussite de l'organisation.
Il n'a pas manqué d'implorer la bénédiction de Dieu sur le Président Faure "
afin que le Seigneur éclaire ses choix qui satisfassent les besoins des
populations. ". Après avoir fait l'avocat des populations éprouvées par la
souffrance sous toutes ses formes, Monseigneur Jacques Danka LONGA a invoqué la
miséricorde de Dieu sur le peuple togolais afin que la misère des uns et des
autres soit soulagée. Revenant sur la mission qui venait de lui être confiée,
le nouvel Evêque a demandé l'indulgence de la communauté chrétienne en ces
termes : " Comme je viens d'être ordonné, acceptez que je fasse des erreurs… ".
Il a promis se mettre entièrement à la disposition de Mgr Ignace SAMBAR-TALKENA
a qui il a rendu hommage pour le bon exemple qu'il a toujours été. C'est dans
une ambiance festive que la communauté chrétienne catholique présente à cette
manifestation s'est séparée en se donnant rendez-vous le lendemain à 8 Heure à
Tchitchao où Mgr Jacques allait dire sa première messe.
Joël Koye |