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Conséquences de la rupture des ponts suite aux inondations : L’économie togolaise mise à mal
Golfe Info #427 du 30 juillet 2008
L’effondrement dimanche dernier du pont d’Amakpapé sur la Nationale N°1 contraint les usagers à emprunter la route de Kpalimé pour rallier le Nord. Une situation qui empiète sérieusement sur l’économie togolaise vu les difficultés auxquelles sont confrontés les usagers. Certains opérateurs économiques du Sahel n’hésiteront pas pour leur part, à se tourner vers les ports des pays voisins. Une énorme perte économique pour le Togo, après 48 ans d’indépendance.

Il ne mesure que 60 m mais son effondrement cause d’énormes soucis! Depuis ce dimanche donc, le Togo est « coupé en deux » suite à la destruction du pont d’Amakpapé (situé sur la Nationale N°1 dans la préfecture de Zio) rendant ainsi impossible la circulation sur cet axe stratégique dans l’économie nationale. Mises devant le fait accompli, les autorités togolaises semblent montrer des signes d’impuissance même si des réunions de crise sont organisées et que dans l’immédiat, on pense réactiver un pont rail, situé à l’Est du village d’Amakpapé. Dans cette même logique, il est demandé aux usagers de cette route de contourner l’obstacle en passant par la ville de Kpalimé. Mais hélas ! Le remède que Lomé propose constitue un autre calvaire pour les transporteurs et autres usagers. De Kpalimé à l’entrée de la ville aux 6 collines, la voie est très étroite avec des pentes abruptes. Une autre voie, celle d’Agou à Notsè, est envisagée. Elle est plus courte que le détour par Kpalimé mais là encore, il y existe de «gigantesques » nids de poule et par conséquent, difficile pour l’usage.

Face à une telle contrainte, Lomé tente de parer au plus pressant mais en réalité, la rupture de ce pont montre une fois encore, la problématique de la défectuosité des infrastructures routières au Togo et les conséquences économiques désastreuses qui se profilent à l’horizon.

Des pertes considérables en perspective.

Les transporteurs routiers qui empruntent la Nationale N° 1 éprouvent d’énormes difficultés pour rallier Atakpamé via Kpalimé. Les raisons sont multiples. Elles vont de la longueur du trajet mais aussi et surtout de l’état défectueux de cette route. Plus encore, les ponceaux qui s’y trouvent ne sont guères rassurants. Conséquences, les transporteurs de l’hinterland cherchent à emprunter des voies jugées plus sûres, celles de Cotonou au Bénin et d’Accra au Ghana notamment.

Ainsi, depuis le début de la semaine, les activités économiques tournent au ralenti sur le site du Terminal du Sahel, point de départ des camions vers le Burkina, le Niger et le Mali. Habituellement, on enregistre le départ de 500 engins lourds et 600 à 700, les véhicules légers par semaine en direction de ces pays précités avec en moyenne, un chiffre d’affaires d’environ six millions de FCFA par jour. D’autres activités parallèles se déroulent également le long des 680 km de route qui séparent Lomé de Cinkassé. Mais, depuis la « catastrophe » d’Amakpapé, c’est le désarroi qui s’est emparé des usagers de ce trajet. L’étroitesse de la route de Kpalimé fait attendre beaucoup de routiers. Lundi dernier, ceux d’entre eux en provenance de Dapaong ont dû attendre à Atakpamé, en raison de l’encombrement de la Nationale N°3 (la route de Kpalimé). Actuellement, au Terminal du Sahel, les gros camions lourdement chargés de marchandises attendent. Pendant ce temps, les routiers, couchés sur de petites nattes sous leur engin, espèrent de meilleures conditions pour reprendre la route. Des faits dignes d’un conte mais qui en réalité, traduisent à plusieurs égards, le choc que subi actuellement l’économie togolaise suite à la rupture de ce petit mais important pont. A la gare routière d’Agbalépédogan, transporteurs, racoleurs et autres semblent être en chômage technique. Les marchandises à destination des villes de l’intérieur attendent de partir. Comble du malheur, Lomé est coupée de Tsévié (ville située à 30 km de la capitale togolaise) puisqu’à Togblékopé, le pont sur le fleuve Zio est envahi par les crues, rendant ainsi la circulation impossible.

Le sort du Port Autonome de Lomé (PAL) se joue

Très concurrencé ces dernier temps depuis le « retour  à la normale» en Côte d’Ivoire, la situation du PAL devient de plus en plus compliquée avec cette nouvelle donne. En effet, à partir de septembre 2002, l’année du déclenchement de la guerre au pays de Félix Houphouët Boigny, les opérateurs portuaires étrangers ont jeté leur dévolu sur Lomé au détriment d’Abidjan et de San Pedro. Les activités du PAL connaissent ainsi depuis cette période, une envolée spectaculaire, faisant ainsi la fierté des autorités togolaises. Mais à présent, elles doivent se tenir la tête car, il y a péril en la demeure. Cette crainte doit être prise au sérieux et déterminer la réaction de Lomé. Car, on assiste actuellement au réchauffement des relations entre le Burkina-Faso et la Côte d’Ivoire. En témoigne la visite de trois jours (de dimanche 27 au mardi 29 juillet derniers) effectuée par Laurent Gbagbo au pays des hommes intègres. Il n’est pas exclu qu’au cours de leur tête-à-tête, le numéro1 ivoirien évoque le retour du Burkina dans les ports de la Côte d’Ivoire.   Les faits parlant d’eux-mêmes, Ouaga n’aura pas le choix.

La situation est d’autant plus préoccupante dans la mesure où plusieurs conducteurs de poids lourds qui désertent l’hinterland ont, à visage découvert, manifesté leur désespoir face à la présente situation. Ils se plaignent de la dégradation constante des infrastructures routières togolaises et envisagent abandonner les couloirs du pays au profit de ceux des pays voisions si des mesures urgentes ne sont pas prises. Sans attendre Lomé qui cherche toujours la meilleure formule pour résoudre l’équation, les plus pressés déclarent prendre leurs dispositions en vue d’emprunter les routes ghanéennes ou béninoises. A cette allure, il faut craindre que le PAL  subisse de plein fouet les conséquences de cet accident. Plus qu’une simple destruction de pont sur le fleuve Haho, c’est l’ensemble du réseau routier togolais qui pose problème. Sur ce plan, le régime RPT (Rassemblement du Peuple Togolais) ne peut que faire profil bas.

La problématique de l’état du réseau routier togolais

Les voyageurs qui arrivent à Lomé sont frappés avant tout, non pas par l’aspect architectural de Lomé (à côté d’une belle villa, on retrouve un taudis, c’est propre à la majorité des villes africaines) mais bien évidement par l’état de dégradation avancé de ses routes. Tellement, elles donnent l’impression d’un gros bidonville (encore qu’il en existe plus belle que Lomé)!

De Lomé à Dapaong, de Tindiassé à Prékété, les infrastructures routières togolaises se trouvent dans un état déplorable. Nids de poule par ici, des flaques d’eaux par là, des parties entières de goudron qui n’existent plus, sans oublier leur aspect étroit etc. sont les caractéristiques essentielles des routes togolaises. Du Boulevard Jean-Paul II à celui du 13 janvier (précisément à Dékon) et ailleurs dans la ville, les usagers vivent une situation de désolation à la tombée de la moindre pluie. Les routes deviennent impraticables. Obligeant parfois les usagers à emprunter des « pattes d’oie pour se déplacer ».

En plus de l’état défectueux des routes, s’ajoute la défaillance du système de drainage des eaux pluviales et usées. Un tour à la plage (du niveau de l’hôtel de la Paix jusqu’au poste frontière d’Aflao), on aperçoit des gros caniveaux bouchés par le sable empêchant ainsi la libre circulation des eaux.

Face à ce qu’on peut appeler la « catastrophe d’Amakpapé » l’on est à amener à réfléchir une fois encore sur la gestion même du pays.

Gouverner, c’est prévoir ! Cette assertion ne semble pas être maîtrisée au Togo et tout se fait sur fond d’improvisation et d’amateurisme. Le fait que le pont d’Amakpapé soit emporté d’un seul coup par les eaux montre que cette infrastructure n’était pas au point depuis un moment. Et cela devrait normalement susciter une réaction d’anticipation de la part des  autorités compétentes. Mais, ici, au pays de Faure Gnassingbé, on pratique la politique de l’Autruche qui consiste à se cacher le visage à l’approche du danger et le relever une fois le danger écarté en optant ainsi pour des solutions de rafistolage. Et, à chaque fois, on clame haut et fort que des mesures urgentes allaient être prises en attendant de trouver des solutions idoines. Un refrain qui traduit à la limite, une démission dans le règlement des problèmes d’ordre général. Etant beaucoup plus enclin aux questions politiques, le régime adopte un comportement bicéphale suivant les situations et les cas de figure qui se présentent à lui. D’après certains usagers de la Nationale N°1, le pont de Naboulgou à Kara est aussi menacé d’effondrement tout comme celui qui enjambe le village de Lilikopé (dans la préfecture de Zio). C’est dire que le Togo n’est pas au bout de ses peines.

Il y a un an, des préfectures du septentrion en particulier celle de Kpendjal ont été sérieusement frappées par des inondations détruisant au passage, des infrastructures routières. Comme d’habitude, des « mesures urgentes ont été prises en attendant de meilleurs solutions ». Jusqu’à présent, les populations de ces contrées du pays continuent de vivre les affres de ces catastrophes. Comme pour dire que les promesses n’engageant que ceux qui les attendent !

L’heure a sonné pour que les ponceaux qui engendrent la Nationale N°1 tout comme les autres axes du pays soient revues de fond en comble. Aujourd’hui, l’on se réjouit de ce que la catastrophe d’Amakpapé n’a pas fait de victimes humaines. La nature étant imprévisible, il urge que les autorités togolaises saisissent cette occasion pour éviter d’autres éventualités. Mieux, le pouvoir de Faure Gnassingbé a le dos au mur en raison des coûts exorbitants et des conséquences désastreuses qui pourraient intervenir si dans les prochains jours, des solutions à la taille des attentes ne sont pas trouvées.

Noël Y. A. Glissou

L'eau a envahi les plantations dans le Zio

 

Processus «Vérité, Justice et Réconciliation» : Me Dovi Ahlonko, ancien Pdt de la CNDH : «Avant toute réconciliation, les offenseurs doivent prendre conscience des actes qu’ils ont posés»

« Les auteurs d’actes de violence ayant fait des victimes doivent eux-mêmes les reconnaître et prendre conscience du mal qu’ils ont causé », estime Me Dovi Ahlonko, ancien président de la CNDH (Commission Nationale des Droits de l’Homme). Selon lui, c’est la seule condition qui peut baliser la voie à une véritable réconciliation au Togo. Ces déclarations ont été faites au cours d’une sortie médiatique le dimanche 27 juillet dernier.

Pour Me Ahlonko, la réconciliation tant souhaitée ne peut être effective si elle n’obéit pas à certains principes de base. Et l’un des principes fondamentaux à son avis, c’est que les auteurs et commanditaires des actes ayant entraîné des pertes en vies humaines ou des violations massives de droit de l’homme se reconnaissent comme tels. « Si aujourd’hui les offenseurs reconnaissent vraiment qu’ils ont offensé, pourquoi n’y aurait-il pas de réconciliation ? », s’est-il interrogé. Par ailleurs, a souligné Me Dovi Ahlonko, ce n’est pour rien que dans un tel processus, les termes «Vérité» et «Justice» sont importants et prioritaires. Car, aucune réconciliation n’est possible si la lumière n’est pas faite sur les événements douloureux qui se sont déroulés et l’identification de leurs auteurs.

Un point de vue que partage Sidiki Kaba, ancien président de la FIDH (Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme) et actuel président d’honneur de l’organisation. Selon lui, la réconciliation n’exclut ni la vérité ni la justice. Et partout où a été instaurée une commission «Vérité, Justice et Réconciliation», a-t-il souligné, sa finalité a été de pouvoir mettre face à face les victimes et leurs bourreaux de manière à ce que ces derniers soient pardonnés ou que, dans le cadre de crime de sang, que les bourreaux rendent compte de leurs actes devant la justice.

Et pour la réussite du processus, Me Ahlonko en appelle non seulement à la volonté politique des dirigeants pour le conduire jusqu’au bout, mais aussi à la société civile qui doit y jouer un rôle déterminant. « Je suis convaincu que tous les Togolais voudraient se réconcilier. D’ailleurs, ils ont intérêt à le faire. Mais encore faut-il que les règles du jeu soient claires et honnêtes. La question est de savoir si les offenseurs sont prêts à reconnaître leurs fautes. Si oui, allons vers cette réconciliation. Si non, rien n’est encore fait pour y arriver », a-t-il conclu.

Le processus « Vérité, Justice et Réconciliation », il faut le rappeler, a pour but de rétablir la vérité et de faire valoir une justice équitable afin de solder le passé du Togo fait d’actes de violence sous toutes ses formes. Proposé par l’APG (Accord politique global), il s’inscrit dans l’engagement pris par les autorités togolaises et les partis signataires de cet accord pour faciliter le pardon et la réconciliation, lutter contre l’impunité et renforcer l’unité nationale dans le pays.

Rodolph Tomegah


Session du conseil national du dialogue social : Des polémiques sur l’évaluation de la mise en œuvre des engagements

Ce qui reste à faire est encore plus important que ce qui est fait. C’est en ces termes que peut se résumer l’évaluation que le CNDS (Conseil national du dialogue social) a faite de la mise en œuvre des engagements pris lors du dialogue social tripartite en mai 2006. Ce Conseil mis en place pour le suivi de l’application de l’accord social a clôturé les travaux de sa première session de l’année 2008 lundi dernier. Mais déjà, des divergences de point de vue se font entendre sur cette évaluation et une centrale syndicale, la CGCT (Confédération générale des cadres du Togo) tient une conférence de presse aujourd’hui mercredi pour éclairer le peuple.

Deux engagements des accords tripartites ont essentiellement retenu l’attention des participants aux derniers travaux de la première session du CNDS. D’après les sources officielles, « il s’agit des engagements relatifs aux prix des produits pétroliers et à la revalorisation du SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti) et du SMAG (salaire minimum agricole garanti) ». Le Conseil a donc examiné les difficultés liées à la hausse constante du prix du baril de pétrole sur le marché international et exploré les voies et moyens à proposer au gouvernement pour lui permettre de prendre des décisions idoines.

Sur la question du SMIG et celle du SMAG, le conseil a été informé qu’une étude recommandée par le gouvernement est en cours pour définir les bases sur lesquelles ces salaires peuvent être revus à la hausse. « Mais en attendant, le gouvernement entend voir dans quelles mesures il peut relever les salaires des travailleurs ». En outre, le conseil aurait pris note de l’exécution de certains engagements notamment la régularité des salaires, l’apurement des arriérés de  salaires et de pension, l’intégration progressive des temporaires dans la fonction publique. Ainsi, « le CNDS a encouragé le gouvernement pour ces efforts réalisés dans la mise en œuvre des engagements et l’a exhorté à continuer dans ce sens ».

Ces  encouragements adressés au gouvernement ne sont pas toutefois partagés par tous les acteurs. Pour ce faire, la CGCT, au cours d’une conférence de presse qu’elle anime cet après-midi, va réagir sur le sujet et faire connaître ses points de vue.

Pour nombre de Togolais, l’heure n’est pas à jeter des fleurs au gouvernement car, les engagements importants qui soulageront les peines des populations peinent toujours à être mis en application. Il s’agit entre autres de  la revalorisation des salaires et de la revue à la hausse du SMIG et du SMAG. Pour ce dernier point, les études lancées par le gouvernement n’ayant pas encore livré leurs résultats, cela implique qu’aucune décision ne peut être prise dans l’immédiat pour atténuer la crise de la vie chère. De plus, les engagements ayant été pris à une époque où le phénomène de la vie chère n’avait pas encore atteint le degré actuel, il faudra réadapter plusieurs des engagements à la situation présente. « Si le CNDS avait été actif aux lendemains de la signature des accords tripartites comme prévue et les engagements mis en application par le gouvernement, les travailleurs auraient mieux affronté la crise », a estimé un syndicaliste.

 A la suite des travaux du conseil lundi dernier, il ressort que le gouvernement «attend de voir dans quelles mesures il peut revoir les salaires à la hausse » ; c’est dire que les travailleurs togolais devront  encore supporter la flambée des prix avec leurs « maigres salaires » habituels pendant plusieurs mois. Une situation qui fait dire à certains observateurs que la stratégie des autorités togolaises consistant à créer des commissions de réflexion sur des problèmes brûlants pour gagner du temps, est toujours de mise.

En effet, dès le début de cette année, quand les prix des produits de première nécessité ont subi une hausse, le gouvernement a interdit tout mouvement de soulèvement populaire  et a mis en place un comité ad hoc contre la vie chère. Les propositions de ce cadre de discussion des différents acteurs sociaux, mis en place en mai dernier, devront être mises en application dans les deux mois qui ont suivi. Aujourd’hui, trois mois plus tard, aucune des propositions n’a été mise en application, alors que les prix continuent de flamber. De plus, le gouvernement sort de ce cadre et a procédé à l’augmentation unilatéralement du prix du ciment. Situation décriée par les syndicats et les populations. La hausse des prix des carburants à la pompe et celle du prix du kilowattheure du courant électrique est également annoncée pour les jours à venir.

Des faits qui font croire que la crise est loin d’être allégée pour les Togolais.

Sedjrawodo A. Adry


Inondations dans les régions Maritime et Plateaux : Un mort, 7 ponts effondrés et plusieurs villages sous les eaux

Une personne emportée par les eaux a été retrouvée morte à Yométchin, localité située à une dizaine de kilomètres à l’Est de Kévé, chef-lieu de la préfecture de l’Avé. Dans les préfectures de Zio, Yoto, Vo et Avé, plusieurs villages sont sous les eaux et leurs habitants réfugiés sur les arbres. Sur les axes routiers, 7 ponts ont été emportés et des voies de chemin de fer endommagées.

Populations affamées, cases écroulées, champs inondés matériels de travail et des biens emportés. C’est le spectacle de désolation laissé par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la partie méridionale du Togo ces derniers jours. Après le pont sur le ‘‘Haho’’ au niveau d’Amakpapé qui a cédé le dimanche dernier, ce sont plusieurs villages, champs et infrastructures routières et ferroviaires qui ont fais les frais de la furie des eaux lundi dernier et hier mardi. A Bolou Agomenou localité située au Nord de Tsévié, les populations sont isolées du reste du monde.

En tout, 7 ponts ont cédé sur les axes routiers entre autres sur les tronçons Hahotoé-Kpémé ; Tsévié-Tabligbo et Tsévié-Kévé. Non loin de Lomé la capitale, les eaux ont envahi les populations de Togblékopé et Tsikplonou-kopé. Dans ces deux villages, les populations ont été surprises par les eaux alors même qu’il ne pleuvait pas. La nationale N° 1 est submergée d’eau de part et d’autre sur de longues distances et précisément au niveau du pont sur le cours d’eau ‘‘Zio’’.  Elle est actuellement impraticable entre Lomé et Tsévié.

Vers un état d’urgence ?

L’ampleur de ces inondations et leurs étendues géographiques au fil des jours suscitent beaucoup d’inquiétudes pour nombre de Togolais. Au regard du dernier bilan des précédentes inondations dans la ville d’Atakpamé (plus de 600 personnes sans abris et 3 tués), le nombre des  nouvelles victimes de la grande précipitation va avoisiner un record jamais atteint au Togo.

Pour faire face à la situation, le Premier ministre et certains membres du gouvernement ont eu une rencontre hier à la primature avec les partenaires en développement afin de rassembler les moyens pour secourir les sinistrés. Un communiqué du gouvernement appelle toute la population de ces régions à plus de vigilance.

La partie Sud du pays se trouve ainsi coupée de l’intérieur du pays. Trois jours après le premier drame, les voies de déviations suggérées aux usagers par les autorités montrent déjà leurs incapacités à supporter ce trafic. L’absence de voies de communications va décupler le problème de la hausse des prix sur les denrées en provenance de l’intérieur du pays pour les habitants de la partie sud tandis que les produits manufacturés qui sont convoyés de la capitale vers l’intérieur vont subir le même coup.

Sedjrawodo A. Adry

 
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Le pont coupé sur le Zio 29 juillet - Cliquer pour agrandir l'image
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