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« Les
antipathies entre Tata Avléssi et Gabriel Améyi (respectivement président et 1er
vice-président de
la FTF) ne sont pas ce qu’elles étaient par le passé »,
dixit le ministre de la Jeunesse et des Sports, Antoine Folly qui déculpabilise
l’un des protagonistes Améyi. Selon lui, le duo antagoniste présumé être à
l’origine de la crise que traverse le sport roi togolais depuis le 09 janvier
2007 n’en est pour rien. Le problème, selon M. Folly, se situe entre la
présidence et le secrétariat général de la fédération. A la lumière de ses
explications, tout porte à croire que les vrais responsables de cette crise ne
sont autres que Tata Avléssi et Espoir Komlan Assogbavi. C’est pour cela,
a-t-il souhaité, que tout soit mis en œuvre pour que ces deux responsables
puissent travailler désormais en parfaite harmonie. La voie la plus indiquée
pour y parvenir, a-t-il poursuivi, c’est le dialogue. «J’ai toujours, dans
le cadre de la résolution de la crise au sein de
la FTF, privilégié la
réconciliation. Il fallait donner à ce bureau, toutes les chances pour faire la
paix », a-t-il laissé
entendre.
Néanmoins, a ajouté M. Folly, il se peut que cette entente ne soit pas possible.
A ce propos, a rassuré le ministre de la Jeunesse et des Sports, des mesures
adéquates sont envisagées pour une sortie définitive de crise. «S’il y a des
obstacles, nous déterminerons les responsabilités et prendrons des mesures
nécessaires », a-t-il prévenu. Dans cette perspective, le comité moral de
suivi, élargi aux représentants de la FIFA (Jacques Anouma et Patrick Blatter)
au dernier congrès statutaire et aux présidents de clubs et de Ligues est chargé
de veiller au bon fonctionnement de l’actuelle équipe dirigeante et, en cas de
crise, de proposer des approches de solutions à l’instance internationale de
football (FIFA).
On
se rappelle qu’au lendemain de la sanction du président de la FTF, M. Assogbavi,
avait déclaré sur les médias internationaux que c’était bien fait pour lui,
qualifiant, par la même occasion, cette sanction d’exemplaire.
Par
ailleurs, au lendemain de sa réhabilitation, M. Alessi n’avait pas caché son
intention de se séparer de son SG à la faveur d’un congrès. C’est d’ailleurs
l’une des raisons pour lesquelles, le congrès de Sokodé (tenu le 21 juillet
dernier) a été pressenti par certaines dont M. Avlessi, comme le cadre idéal
pour réaliser son vœu. Reste que cette assise a été exclusivement destinée à
l’adoption de nouveaux statuts de la FTF.
Des querelles de personnes qui ruinent le sport togolais
De
la FTF, à la FTK (Fédération togolaise de karaté) en passant par la FTDR
(Fédération togolaise pour le développement du rugby) et son homologue la FTR
(Fédération togolaise de Rugby), toutes les instances sportives togolaises
connaissent des crises lesquelles, selon M. Folly ne sont que des « querelles
de personnes ». D’après lui, ces problèmes sont caractérisés, soit, par les
contestations de légitimité dont certains élus font l’objet, soit, par la
mésentente entre les membres des bureaux ou encore par le non respect ou la
mauvaise interprétation des textes régissant ces fédérations. Par ailleurs, a
ajouté M. Folly, il arrive très souvent que, lors des congrès électifs des
membres de ces instances sportives, des alliances se forment. Malheureusement,
a-t-il déploré, les termes de ces accords, la plupart du temps, ne sont pas
respectés par les parties contractantes. En définitive, l’on assiste à la
formation de clans soit pour conserver le « pouvoir », soit pour le conquérir.
Grégoire Awesso |