Accusés d’outrage à l’autorité, diffamation et incitation de la haine à l’autorité, les journalistes Ferdinand Ayité et Joël Egah, ont passé 21 jours en détention. Suite à une troisième demande de libération provisoire introduite par leur avocat, les deux directeurs de publication ont recouvré leur liberté le vendredi 31 décembre 2021.

Sur sa page Facebook, le confrère Ferdinand Ayité a présenté ses meilleurs vœux à tout le peuple togolais. Il n’a pas manqué de remercier tous ceux qui ont lutte de diverses façons pour leur libération. La prison n’estompe pas son engagement. Ferdinand se dit plus déterminé. D’après lui, le Togo a besoin de journalistes indépendants pour porter la voix des opprimés et des faibles.

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Bonjour à tous. Je voudrais en ce premier dimanche de l année présenter mes vœux les meilleurs et bonne et heureuse année année à tous. Je voudrais également remercier tous ceux qui depuis le 9 décembre se sont investis sur tous les fronts pour obtenir notre libération.

Je pense aux amis présents sur la toile, aux organisations de la société civile, aux ODDH, aux religieux toute catégorie, aux diplomates, aux amis de la diaspora, aux politiques, aux confrères, aux organisations de presse au Togo et à l extérieur bref à toutes les personnes physiques et morales qui se sont engagées dans cette bataille.

Lorsqu’on est un journaliste et en plus d investigation la prison est un passage obligé dans certains pays. Je me suis donc préparé depuis longtemps à cette éventualité du coup physiquement, moralement et psychologiquement je suis resté droit dans mes bottes. Les épreuves font partie de la vie et il faut les affronter.

Lorsqu on vous jette en prison pour une bonne cause vous en sortez toujours grandi et respecté. Je comprends l indignation des uns et des autres mais c est aussi les risques de notre métier.

Aujourd’hui je sors de cette prise d otage de 21 jours plus déterminé qu avant parce que je suis convaincu que notre pays à plus que besoin de journalistes indépendants pour porter la voix des opprimés et des faibles.

Placé sous contrôle judiciaire je ne pourrais malheureusement pas parlé du dossier mais chaque chose en son temps. Je voudrais juste rappeler que ni les persécutions, ni la prison encore moins les intimidations n’entameront notre détermination à être du côté de la vérité. Je dis un grand merci à mon avocat Elom Beau Kpade pour son engagement et son travail méticuleux dans ce dossier.

Il reste une valeur sûre pour ce pays. Pour ceux qui essayent de me joindre en vain je m excuses, mon téléphone est resté au greffe de la prison, je le récupère lundi. Merci à toutes et à tous, que Dieu bénisse chacun d entre nous.

Le combat pour la liberté d expression est plus que jamais d’actualité dans notre pays et nous ne devons pas abandonné. Bonne et heureuse année.

Benoît Bakoulikoumbo