Dans la matinée du 28 Novembre 2020, Madame Brigitte Adjamagbo a appelé le Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) pour s’enquérir des nouvelles de Gérard Yaovi Dodzi Djossou enlevé hier soir par des gendarmes en civil. Il lui a été répondu qu’elle ne pouvait pas le voir et que rien n’a encore été décidé le concernant.

Dans l’après-midi, le SCRIC l’a rappelée pour lui signifier qu’elle pouvait aller voir Gérard Djossou. Elle s’y rend avec son chauffeur et est purement et simplement arrêtée par des gendarmes qui la font monter à bord d’un véhicule de la gendarmerie pour être ramenée à son domicile. Les gendarmes lui présentent alors un mandat de perquisition. Entre-temps, toutes les artères menant à son domicile sont bouclées par les forces de l’ordre puissamment armées.

Le domicile de Madame Adjamagbo Johnson est fouillée de fond en comble à la recherche d’on ne sait quoi. Après la perquisition, les gendarmes sont repartis, emmenant avec eux Madame Brigitte Adjamagbo Johnson.

Au nom du Président de la République Togolaise, le Dr. Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo,

Au nom du gouvernement nommé par l’élu du peuple, je dénonce ce guet-apens de style moyenâgeux et exige la libération sans condition de Madame Adjamagbo Johnson et de Gérard Djossou.

J’attire l’attention du Peuple Togolais sur la fébrilité maladive qui s’est emparée du pouvoir sortant, qui désespérément croit pouvoir continuer à régenter le Togo.

Peuple Togolais, l’heure est à la mobilisation finale pour arrêter ce cirque malheureux qui n’a que trop duré.